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Sous la direction de Richard Marcoux en collaboration avec Jennifer Dion Presses de l'Université Laval (PUL), 2009 |
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Comprend la Déclaration de |
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« Mémoires et Démographie est un livre qu’on ne lit pas une fois pour ensuite le ranger sur les rayons. C’est au contraire un ouvrage auquel on se réfère fréquemment. Donc un classique. Il a le mérite d’élargir les approches de la démographie, peut-être aussi celles de l’histoire. L’élargissement des approches de la démographie est un défi que tentent de relever depuis quelques décennies ceux d’entre nous qui y croyons. Le Groupe Tiers-Monde du Département de démographie de l’Université de Montréal, auquel Richard Marcoux et moi-même, et bien d’autres collègues, avons appartenu, s’était inscrit sur cette perspective, sous l’encadrement de nos maîtres (Joël W. Gregory – paix à son âme !, Victor Piché, Dennis D. Cordell). Les critiques que nous essuyions alors n’ont pas eu raison de la pertinence de cette ambition, car depuis lors, le recours aux données et à l’analyse qualitative, ainsi qu’aux théories et modèles explicatifs, s’est imposé en démographie pour mieux comprendre les niveaux et tendances des phénomènes démographiques. Mémoires et Démographie nous invite à interroger l’histoire pour comprendre les comportements démographiques actuels. Il s’agit de retracer l’histoire des comportements démographiques, les biographies, le cycle de vie des familles et ménages, etc. Avec Mémoires et démographie , on aura compris que le “patrimoine démographique”, entendez “l’ensemble des sources qui décrivent ou ont décrit par le passé les populations”, ce n’est pas seulement l’état civil, les recensements et les enquêtes, mais aussi bien d’autres sources, telles les peintures, les sculptures, les photos… Un patrimoine menacé, parce que les données sont mal conservées ou mal utilisées. Mais aussi parce que ces sources sont décriées ici et là, comme c’est le cas en RD Congo qui n’a pu organiser qu’un seul recensement depuis son accession à l’indépendance ! Un patrimoine si menacé que même l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la Population), qui devrait le protéger comme un œuf et en faire la promotion, l’a marginalisé au profit de la santé de la reproduction pendant plusieurs années post-CIPD. Que vive donc la Déclaration de Québec qui a sanctionné les travaux de ces Journées, et qui a permis ce grand projet de recherche en gestation sur la sauvegarde des données des recensements en Afrique. »
Bernard Mumpasi Lututala, Secrétaire exécutif adjoint, Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA), Dakar, Sénégal |